• Concours d’innovation i-Lab 2020 : les six lauréats

    • Publié le : 04 août 2020
    • Ecrit par : La rédaction
    • Exclusivement en ligne

    Six jeunes entreprises innovantes accompagnées par le réseau #IncubationBySEMIA sont lauréates du Concours d’innovation national i-Lab, dont un grand prix. Les résultats de la 22e édition du Concours d'innovation i-Lab ont été dévoilés le 16 juillet 2020 : six start-up incubées dans le réseau #IncubationBySEMIA sont lauréates.Parmi elles, Qfluidics est l’un des dix Grands Prix 2020.

    Organisé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec Bpifrance, i-Lab est le concours d'innovation deeptech français par excellence. Ce concours a pour objectif de financer  des projets  prometteurs à forte intensité technologique grâce à une subvention pouvant aller jusqu’à 600 000 euros.

    Pour cette édition 2020, 424 dossiers de candidature ont été déposés à l’échelle nationale. Seuls 73 projets sont lauréats, dont 10 Grands Prix valorisant des projets particulièrement remarquables s'inscrivant dans l'un des 10 grands défis sociétaux identifiés par la Stratégie Nationale de Recherche (S.N.R.).

    En 2019, quatre incubés au sein du réseau #IncubationBySEMIA avaient fini lauréats, dont un bénéficiaire du Grand Prix : Delphine Felder-Flesch, pour son projet Superbranche (domaine des nanomatériaux pour la santé et, plus spécifiquement, pour l’imagerie diagnostique ciblée et la thérapie guidée par l’image en oncologie).

    Les six lauréats sont les suivants :  

    - Qfluidics (projet Qpump) - Vincent Marichez

    La startup Qfluidics issue de la recherche menée au sein de l'ISIS à Strasbourg, ambitionne de mettre sur le marché une pompe ultra low-shear (extrêmement douce) à destination du marché de la production des biopharmaceutiques, où les liquides fragiles (cellules vivantes pour la production de biomédicaments), qui nécessitent un pompage extrêmement doux, sont légion. À terme, Qfluidics souhaite devenir, grâce à sa technologie phare de tube liquide, une référence dans la manipulation sans frottement de liquides délicats.

    - RDS (Rhythm Diagnostic Systems) - Elie Lobel

     RDS développe un dispositif médical innovant pour le monitoring ambulatoire des patients. Il s’agit du premier mini-patch connecté, souple et léger, permettant de mesurer en continu et en mobilité dix paramètres clés cardio-respiratoires. Le marché visé en priorité est celui des patients en sortie d’hospitalisation après chirurgie, car le patch permettra aux patients de sortir plus rapidement tout en bénéficiant d’une surveillance optimale. L’équipe franco-américaine est installée à Strasbourg et à Palo Alto (Californie) et travaille en étroite collaboration avec l’Ircad et l’IHU Strasbourg.

    - Qaelon Medical (projet NOLeak) - Thierry SARDA

    NOLeak est un système de détection de fuites peropératoire assisté par IA qui améliore la sécurité des patients en fournissant une preuve objective de l'intégrité de la fermeture après une grande variété de procédures chirurgicales. Qaelon Medical est une spin-off de l’IHU Strasbourg.

    - Apmonia Therapeutics (projet IO_ORPHA) - Albin Jeanne 

    En caractérisant au mieux le profil immunitaire de la tumeur en réponse au traitement original développé par Apmonia Therapeutics (Reims), le projet IO_ORPHA a pour ambition d’apporter une solution thérapeutique aux patients atteints de cancers orphelins, tels que le cancer ovarien ou le glioblastome.

    - EIFHYTEC - David Colomar

    EIFHYTEC développe des compresseurs thermochimiques innovants pour les stations-service à hydrogène. La technologie d’EIFHYTEC remplace la compression mécanique et divise par trois le coût total d’une station-service à hydrogène. EIFHYTEC accélère ainsi le déploiement de l’hydrogène dans les transports, contribuant à la transition énergétique et au développement d’une nouvelle filière industrielle d’excellence.

    - Swallis Medical - Linda Nicolini

    Swallis Medical est une start-up qui développe un dispositif de monitorage, diagnostic et réhabilitation des troubles de la déglutition. Soutenue par l’intelligence artificielle, elle a pour objectif de changer la façon dont la dysphagie est diagnostiquée et prise en charge.

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  • Un incubateur digital de l’enseignement supérieur pour les start-ups

    • Publié le : 04 août 2020
    • Ecrit par : La rédaction
    • Exclusivement en ligne

    Kedge intensifie son accompagnement auprès des start-ups. Son incubateur, la Business Nursery, créée en 2012, propose désormais un dispositif 100 % numérique, accessible totalement à distance.

    « Ce nouveau service a pour objectif de poursuivre le développement de créations d’entreprises par les étudiants et diplômés en France hors campus, à l’étranger ou en entreprise dans le cadre de l’alternance, et ce dans les meilleures conditions », souligne Alexandre de Navailles, Directeur Général de Kedge.

    Les incubés suivent un programme de classes virtuelles et de webinaires pour favoriser les échanges entre participants. Ils bénéficient d’un accompagnement personnalisé avec un suivi de coachs qualifiés, et de coachs référents par domaine (commercial, marketing, levée de fonds, juridique). Par ailleurs, à partir de la rentrée, des dirigeants diplômés de Kedge animeront une fois par mois des conférences en présentiel afin de les inspirer et de les sensibiliser aux problématiques d’un chef d’entreprise.

    Les futurs entrepreneurs travaillent et échangent chaque semaine lors d’ateliers de co-développement, de rencontres, et profitent ainsi des différents retours d’expérience. Comme toutes promotions d’incubés, les promotions de l’incubateur digital de Kedge accèdent au large réseau Kedge Entrepreneurship, aux avantages partenaires, au réseau des diplômés pour du mentorat, ainsi qu’aux événements organisés régulièrement par la Business Nursery.

    Actuellement, une dizaine de projets présélectionnés sont accompagnés. A compter du mois de septembre, un nouvel appel à candidatures sera lancé parmi le réseau des étudiants et des diplômés de Kedge.

    Rappelons que la Business Nursery propose un ensemble de services ayant vocation à accompagner les étapes de développement de start-ups créées par des étudiants ou diplômés de Kedge (coaching individuel, conférences, workshops, mentoring, mises en relation…). Disponible sur les campus de Bordeaux, Marseille et Toulon. L'ensemble de ces dispositifs est labellisé French Tech.

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  • Top départ pour la mission numérique des grands groupes

    • Publié le : 04 août 2020
    • Ecrit par : La rédaction
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    L’accélération de la transformation numérique des entreprises est un enjeu majeur pour assurer la compétitivité de notre économie. Pour y répondre, une mobilisation collective est devenue indispensable et l’Etat souhaite donner l’impulsion nécessaire, avec le lancement de la mission numérique des grands groupes.

    Dans ce contexte, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, officialisent la création de la mission numérique des grands groupes, dont Juliette de Maupeou (vice-présidente Innovation & Stratégie, Capgemini Invent) et Nicolas Guérin (digital experience Officer, Natixis), sont nommés coordonnateurs. La Direction Générale des Entreprises (DGE) apporte son appui à cette mission.

    Fruit de la mobilisation d’un large groupe de grandes entreprises françaises, tous secteurs d’activités confondus, ainsi que de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux concernés, cette mission vise à faire émerger des projets communs et concrets, qui bénéficieront à l’ensemble du tissu économique français, avec l’ambition de le faire accéder à un nouveau palier de transformation numérique, dont la crise a révélé l’urgente nécessité.

    Les réflexions engagées s’articuleront autour de cinq grands chantiers identifiés comme prioritaires :

    1. Soutenir la transformation des compétences et des formations ;

    2. Accompagner l’émergence d’un écosystème autour de la souveraineté des données au niveau européen ;

    3. Simplifier et renforcer la collaboration entre start-ups et grands groupes ;

    4. Participer à la protection de notre souveraineté en matière d’e-paiement ;

    5. Développer une stratégie commune sur l’intelligence artificielle.

    Chaque chantier établira un diagnostic des freins et opportunités liés et formulera préconisations et orientations sur les projets et investissements à envisager. Le cas échéant, l’Etat pourra soutenir la mise en œuvre des mesures concrètes et projets collectifs qui émergeront de cette mobilisation dans le contexte de la relance.

    Le comité de pilotage de la mission numérique des grands groupes se réunira pour un premier point d’étape à l’automne. Lors de cette session, les pilotes de chaque chantier présenteront l’état d’avancement des travaux débutés en mars, les grandes orientations prises et les premiers projets engagés ou à lancer, avec un objectif de livraison, dans la mesure du possible, fixé avant fin 2021.

    La mission est composée des personnalités suivantes :

    Pilotes de la mission :

    - Nicolas Guérin (NATIXIS) ;

    - Juliette de Maupeou (CAPGEMINI INVENT).

    Pilotes des chantiers :

    - Chantier Cloud Européen : Laurence Houdeville (BEARING POINT) / Laurent Maumet (SOITEC) / Nicolas Guy (SOYHUCE)

    - Chantier Formation / Compétences : Sophie Marot-Rémy (Euler Hermes – Groupe Allianz) / Nicolas Pauthier (L’OREAL)

    - Chantier Relations Grands Groupes / Start-ups : Maud Funaro (E. LECLERC) / Thibault Viort (ACCORHOTELS) / Charles Thomas (COMET)

    - Chantier Data / IA :

    o Data : Meriem Riadi (SUEZ) / David Lépicier (PERNOD RICARD)

    o IA : Nozha Boujemaa (MEDIAN TECHNOLOGIES) / Samir Amellal (LA REDOUTE)

    o Chantier e-paiement : Marie Even (C DISCOUNT) / Alexandre Albarel (WORLDLINE)

    Comité de pilotage :

    Outre les pilotes de chantiers, sont membres du comité de pilotage :

    - Nicolas Guérin (NATIXIS) ;

    - Juliette de Maupeou (CAP GEMINI INVENT) ;

    - Luc Barnaud (NATIXIS) ;

    - François Gauthier (VEOLIA) ;

    - Mathias Vicherat (DANONE) ;

    - Yves Tyrode (BPCE) ;

    - Sylvia Métayer (SODEXO) ;

    - Marko Erman (THALES) ;

    - Henri Pidault (SNCF) ;

    - Vincent Colegrave (SOLVAY).

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  • E.Leclerc lance la troisième édition de ses Trophées de l’Innovation

    • Publié le : 04 juin 2020
    • Ecrit par : La rédaction
    • Exclusivement en ligne

    Le Mouvement E.Leclerc organise pour la troisième année consécutive ses Trophées de l’Innovation qui soutiennent des initiatives qui répondent aux évolutions du commerce, de la société́ et aux attentes des consommateurs. Les entrepreneurs peuvent envoyer leur candidature du 02 juin au 10 juillet 2020.

    L’évolution des modes de consommation et usages des Français impacte fortement les attentes des clients, les métiers, les expériences proposées et les relations avec les partenaires. La pandémie de Covid-19 a renforcé ces évolutions, a fait naitre de nouveaux besoins et de nouvelles pratiques. Surtout, plus que jamais, en cette période, les start-up, les entrepreneurs qui innovent, ont besoin de soutien. Les Trophées de l’Innovation E.Leclerc s'adressent à tous les entrepreneurs (TPE, PME, Start-up…) répondant à ces mutations et portant des initiatives innovantes et utiles au quotidien.

    Chaque candidat pourra adresser son dossier de candidature dans une des trois catégories du concours :

    Le Trophée « Innovation expérientielle » : Une innovation qui propose une meilleure/nouvelle expérience de consommation. Exemples : expériences d’achat sans contact (paiement, scan & go…), parcours inclusifs pour tous les publics, gestion innovante des mesures de distanciation, personnalisation des expériences sur l'ensemble des canaux, nouveaux services…

    Le Trophée « Innovation métier » : Une innovation qui facilite et transforme le métier de commerçant. Exemples : prédiction optimale des ventes et des commandes, optimisation des flux logistiques (livraison, stockage, retours, suivi précis des flux produits et clients en magasin, personnalisation et réactivité de la communication client, fidélisation et bien-être des collaborateurs…)

    Le Trophée « Innovation responsable » : Une innovation porteuse de sens qui vise à réduire l’impact de nos activités sur l’environnement. Exemples : développement des circuits courts, développement des communautés et services d'entraide autour des magasins, valorisation des produits en fin de vie, recyclage, réduction des emballages et alternatives au plastique, développement de l'accès à la culture et au numérique…

    Les lauréats bénéficieront d'une récompense de 15 000 euros pour développer ou tester leur projet, ainsi que d'une campagne digitale valorisant leur idée. Ils auront également accès à un accompagnement du Lab Innovation de E.Leclerc pour tester et faire connaître leur solution au sein de l'enseigne.

    Pour en savoir plus : https://trophees-innovation.leclerc.

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  • Retail et déconfinement : quelles stratégies pour les marques ?

    Plusieurs milliards de terriens sont confinés chez eux de manière plus ou moins stricte selon les pays. D’après une étude Forrester, ce confinement devrait provoquer une baisse du chiffre d'affaires du commerce de détail de 1 800 milliards de dollars à l'échelle mondiale en 2020. Le point de vue d’Olivier Serres, Digital Manager chez Avanade France.

    Quand la plupart des commerces sont fermés, les enseignes de Grande Distribution, distribuant des produits de première nécessité, observent une augmentation massive du panier moyen pour les achats de subsistance. Le panier moyen augmente mais les clients viennent moins fréquemment. Les clients achètent aussi moins de produits variés mais en plus grosse quantité. Par ailleurs, entre masques, gants et respect des distances de sécurité, l'expérience d'achat en point de vente ressemble à un parcours du combattant et peut devenir anxiogène pour certains.

    D’autre part, une augmentation significative du trafic internet depuis le confinement a pu être observée, avec deux grands gagnants de la translation du commerce vers l’e-commerce sur la période : les secteurs alimentaires et high-tech.

    Suite au déconfinement progressif initié le 11 mai, quels sont les enjeux pour les commerçants dans cette crise qui aura vraisemblablement une fin très progressive ? Comment penser demain et après-demain ? Ces nouveaux comportements vont-ils perdurer et changer de manière durable les règles du jeu, les préoccupations et les comportements des consommateurs ? Comment réamorcer les visites en magasins après le déconfinement ?

    1. Proposer un parcours sans contact 100% sécurisé sur le point de vente

    Pour l'instant, aller en magasin est vécu comme une expédition en territoire hostile. Rappelons que c'est aussi désormais une expérience totalement individuelle. Les visiteurs des enseignes et des commerces ont très vite appris à évaluer le niveau d'hygiène et de sécurité COVID qu'un point de vente est en mesure de mettre en place. Le prisme d'analyse des consommateurs a donc totalement changé. La dimension plaisir / pratique n'est plus du tout le critère numéro 1 des attentes.

    Désormais, plus l'expérience d'achat en magasin sera vécue comme rigide et sécuritaire, plus elle sera accueillie favorablement ! Une enseigne digne de ce nom doit pouvoir accompagner ses consommateurs tout au long de l'expérience et surpasser leurs attentes en termes de sécurité :

    Avant la visite, il faut prévenir sans angoisser, rassurer, expliquer les actions mises en place (achats de matériel, formation du personnel, réorganisation de l'agencement du magasin...) et faciliter la préparation de la visite. Bref, faire preuve de transparence ! Pendant la visite, il convient de mettre en place un parcours qui sécurise l'expérience, comme le « sans contact » :

    - Un paiement « sans contact » via une application

    - Un parcours « sans contact » (à sens unique type Ikea, applicable au commerce comme à la galerie marchande)

    - Un point de collecte drive piéton et parking « sans contact »

    Après la visite, il faut faciliter l'évaluation et recueillir les feedbacks, proposer le dialogue et l'échange, en privilégiant la bienveillance et l'humilité.

    Sur ces 3 phases, les technologies vont sans doute investir le point de vente comme jamais auparavant pour garantir une expérience fluide, de l'intention de visite en magasin jusqu'à son évaluation. Elles ont en tout cas un rôle crucial à jouer dans la création d'un parcours fluide et rassurant. A défaut de « ré-enchanter l'expérience en point de vente », il va falloir la réinventer.

    Il y a fort à parier que Google Maps propose prochainement la possibilité de noter le niveau de sécurité Covid-19 d'un magasin, post-visite, ou même d’évaluer le niveau de fréquentation en temps réel d'un magasin. Les GAFAM vont sans doute se placer en intermédiaire pour mettre à disposition des services d'évaluation du risque et de la sécurité.

    2. Devenir une enseigne, un commerce qui agit concrètement contre la crise

    On passe désormais à l'ère où le faire va compter plus que le dire. La solidarité et la bienveillance dont sauront faire preuve les enseignes constitueront le 2ème critère d'évaluation des consommateurs. Attention à l'utilisation d'un marketing centralisé et d’une communication déconnectée de la situation (promotion agressive...). Ceci pourrait être très mal perçu.

    Marques, commerçants, enseignes, chacun à son niveau, doit être en mesure d'affirmer sa solidarité, son humanité et son engagement concret face à cette crise majeure. La crise économique va s'ajouter à la crise du Covid-19 et, face à cette situation extraordinaire, les citoyens attendent aussi des marques, des actions qui sortent de l'ordinaire. Nombreuses sont les entreprises à avoir contribué de manière solidaire d'une façon ou d'une autre.

    On en attendra sans doute autant de la part des enseignes (financement de la recherche, mise à disposition d'actifs, distribution gratuite d'invendus, soutien du tissu social local, etc.) via des initiatives philanthropiques en parallèle de leur activité commerciale assumée. Car les commerces sont des acteurs incontournables du tissu économique, social et local. Ils doivent contribuer à son équilibre en période de crise.

    3. Relocalisation : intégrité dans le choix des produits et dans la fourniture des services

    Nul ne saurait dire à ce stade, si la mondialisation telle que nous l'avons connue jusqu'en début 2020 perdurera. Trois critères vont désormais être pris en compte dans l'appréciation d'un produit dans l'ordre d'importance suivant :

    - Le prix. Nous sommes au début d'une crise économique inédite par son ampleur et cet élément sera davantage considéré.

    - La qualité

    - Le rapport qualité-prix.

    Les gens ont compris la fragilité de l'hyper-globalisation et souhaiteront privilégier les produits locaux. Ils seront donc plus vigilants sur les critères de sélection des produits disponibles chez les commerçants. Ces derniers ont donc aussi un rôle crucial à jouer à la fois pour garantir la traçabilité et la sécurité des produits proposés. Les circuits courts auront ici plusieurs vertus : qualité et sécurité contrôlées, renforcement du tissu économique local.... La fourniture des produits reste une chaîne humaine qui représente d'autant plus de risque qu'elle fait appel à de nombreux intermédiaires.

    En synthèse, nul ne sait si cette situation inédite va modifier durablement les comportements consommateurs et dans quelles proportions. Ce qui est sûr, c'est que les commerces doivent démontrer avant tout leur part d'humanité et de bienveillance par des actions concrètes à l'égard de leurs collaborateurs et de leurs clients.

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    Invité de Digital Business Review

  • Le « tout digital » est-il la solution pour les distributeurs ?

    • Publié le : 04 juin 2020
    • Ecrit par : La rédaction
    • Exclusivement en ligne

    Xerfi vient de publier une étude sur la transformation digitale de la distribution, avec les problématiques de plateformisation, de valorisation des données clients et d’accélération de la transformation. Où en est la digitalisation des distributeurs ? »

    Avec la crise du Covid-19, la voie de l’omnicanalité prend encore plus de sens. Certes, cette première a entraîné un surcroît d’activité pour le e-commerce de biens dans l’Hexagone. La vente en ligne a ainsi recruté plusieurs millions de foyer pendant le confinement, en particulier sur le marché alimentaire où le drive et la livraison ont explosé. Assurant à peine 10 % des ventes du commerce de détail (moitié moins sur le marché alimentaire), les infrastructures e-commerce de la plupart des distributeurs n’étaient cependant pas calibrées pour absorber un tel pic d’activité. Riche d’enseignements, cette période a aussi révélé des sous-capacités et défaillances organisationnelles.

    Et si elle a donné un coup d’accélérateur aux stratégies de nombreux distributeurs, en retard en matière de vente en ligne, les records d’activité enregistrés pendant ce moment hors normes ne doivent pas servir de maître étalon. En effet, le futur n’est pas au commerce 100% online mais à l’omnicanalité, c’est-à-dire à la multiplicité et à l’interaction des canaux de vente, de l’avis des experts de Xerfi Precepta. Une fois passé le choc de 2020, la croissance des ventes en ligne va d’ailleurs ralentir pour converger vers celle des ventes en magasins. Et si le e-commerce peut encore recruter de nouveaux acheteurs, ces derniers auront toujours tendance à mixer les canaux d’interaction sur leur parcours d’achat.

    Les chiffres sont à cet égard éloquents. Alors que la moitié des magasins ont été fermés pendant 55 jours, le chiffre d’affaires du secteur devrait plonger de 5 % en 2020, selon le scénario des experts de Xerfi Precepta. Le bilan sera toutefois contrasté entre le commerce alimentaire (+3,4 %), qui a assuré une continuité de services, et le commerce non alimentaire (-13,3 %) qui, hormis entre autres les pharmacies et tabacs, n’aura pu compter que sur ses dispositifs e-commerce pour poursuivre son activité. Contrecoup de la chute de 2020, le chiffre d’affaires du commerce de détail devrait rebondir d’environ 8% en 2021 à 530 milliards d’euros. Dans le détail, la hausse avoisinera 1% dans l’alimentaire et quelque 15% dans le non alimentaire.

    Dopées par la période de confinement, les ventes en ligne de biens (produits alimentaires et non alimentaires) s’envoleront de plus de 10% en 2020 mais leur croissance sera divisée par deux en 2021, selon les calculs des experts de Xerfi Precepta. Ceux-ci reposent sur les hypothèses d’une stagnation du nombre de cyberacheteurs, d’une progression assez soutenue du nombre de transactions et d’une diminution du panier moyen. Pour la première fois, le dynamisme du e-commerce sera alors inférieur à celui des magasins physiques. La vente en ligne de biens représentera alors 10,2 % du commerce de détail (10,5 % en 2020 et 9 % en 2019).

    Ce ralentissement prouve à l’envi combien le e-commerce se rapproche de son plein potentiel, du moins quand on le considère sous sa forme originelle, à savoir un parcours d’achat électronique effectué à 100% sur le web. Or, le e-commerce est de plus en plus souvent associé aux points de vente physiques, dans des logiques web-to-store ou web-in-store, autrement dit omnicanales.

    La mise en place d’une architecture omnicanale implique de consentir de lourds investissements. Or, malgré le recours aux mesures de l’Etat, les capacités d’investissements des acteurs vont considérablement se réduire et les problèmes de trésorerie seront très aigus à la fin de l’année. Les difficultés financières (La Halle en procédure de sauvegarde ou Alinéa en redressement judiciaire) et la vague de rapprochements (peut-être But et Conforama ou encore le groupe Beaumanoir et Naf Naf) vont complexifier encore un peu plus les processus de transformation digitale des enseignes, voire les mettre tout simplement à l’arrêt.

    La crise va accentuer la fracture numérique entre les distributeurs

    Malgré ses 20 ans révolus, le e-commerce, qui est la première grande étape de la transformation digitale du commerce de détail, recouvre encore aujourd’hui des réalités très différentes selon les distributeurs. Fin 2019, la Fevad recensait 190 000 portails marchands, soit 25 000 de plus qu’en 2018. Toutefois, les leaders (moins de 1% des sites) réalisent à eux seuls 70% du total des ventes en ligne. Si certains comme Fnac Darty, HTM Group (Boulanger, électro Dépôt) et Maisons du Monde génèrent déjà 20% ou plus de leur activité sur le web, d’autres viennent tout juste de lancer leur site marchand (comme Biocoop en 2019) ou envisagent de le faire dans un avenir proche (comme Sport 2000 d’ici fin 2020). En fait, le e-commerce et le m-commerce représentent rarement plus de 10% de l’activité.

    La plupart des click & mortar n’ont ainsi pas encore atteint leurs objectifs en matière de vente en ligne. C’est notamment le cas des groupes de la grande distribution alimentaire, pourtant leaders du commerce en France, qui redoublent d’efforts pour rattraper leur retard. Si les distributeurs traditionnels dominent encore le jeu, ils cèdent peu à peu du terrain aux pure players. Avec un volume d’affaires estimé à 7,7 milliards d’euros en 2019, Amazon pèse à lui seul plus de 15% des ventes en ligne de biens. L’Américain est numéro un sur l’ensemble des marchés, à l’exception des produits de grande consommation (dont l’alimentaire où il avance à pas comptés).

    La construction d’une architecture omnicanale est la deuxième étape de la transformation digitale des distributeurs. Expression d’une organisation désormais tournée vers le client, elle est fondamentale pour capter et fidéliser les consommateurs. Là encore, les distributeurs sont à des stades d’avancement variables, mais l’omnicanalité est un processus sans fin. Les enseignes doivent s’adapter en permanence pour intégrer et interconnecter des modes et des dispositifs de vente toujours plus nombreux. Le futur proche concernera l’intégration des outils du commerce conversationnel (chatbots et voicebots, notamment associés aux messageries instantanées et assistants vocaux intelligents).

    Un deuxième chapitre de l’omnicanalité est néanmoins en train de s’ouvrir. Il concerne en particulier les distributeurs multi-enseignes qui ajoutent une pierre à leur édifice omnicanal en interconnectant physiquement et virtuellement leurs différents réseaux. C’est un terrain sur lequel des groupes tels que Fnac Darty et Galeries Lafayette ont commencé à s’aventurer, créant des shop-in-shop offline et online ainsi que des dispositifs web-to-store entre leurs enseignes. Le champ des possibles s’en trouve décuplé et les schémas organisationnels (systèmes d’information, dispositifs logistiques, plateformes de commerce unifié) complexifiés.

    La création de départements et d’infrastructures data est la troisième étape de la transformation digitale des distributeurs. L’exploitation des données permet de personnaliser la relation et l’expérience client. La connaissance client représente également un levier pour développer de nouvelles activités, susceptibles d’être monétisées auprès d’entreprises tierces, via des régies publicitaires internes afin de proposer des espaces publicitaires aux annonceurs mais aussi des datas transactionnelles transformées en segmentations clients permettant des ciblages ultra-fins. C’est le sens du lancement de régies publicitaires comme Carrefour Media ou ConsoRégie par E.Leclerc ces dernières années. Vu son coût peu élevé, sa réactivité (rapidité de création d’une campagne internet) et son efficacité en termes de génération de revenus et de retour sur investissements, l’e-publicité devrait en particulier tirer son épingle du jeu. Les budgets des annonceurs vont en effet subir d’importantes coupes en 2020.

    S’associer avec les géants du web ou disparaître ?

    Après avoir longtemps adopté une posture défensive vis-à-vis des géants du numérique tout en s’inspirant de leur stratégie (lancement de marketplace, commercialisation d’espaces publicitaires…), les distributeurs sont de plus en plus nombreux à rejoindre les écosystèmes (place de marché, messagerie instantanée, assistant intelligent…) des GAFAM et BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiomi) et à envisager des partenariats. Le plus emblématique est le partenariat technique et commercial qui lie Carrefour et Google. Le groupe Casino est quant à lui l’un des rares à s’être allié à Amazon.

    Ces alliances sont pourtant à double tranchant pour les distributeurs. Côté pile, elles leur permettent de profiter d’audiences considérables et d’en rediriger une partie sur leurs sites web et pour certains dans leurs points de vente physiques. Elles leur permettent également de proposer des services innovants aux clients (paiement mobile ou commerce vocal) et de profiter de l’expertise (data, intelligence artificielle…) des géants du web pour accélérer leur propre processus de transformation digitale.

    Côté face, le risque d’une intermédiation croissante de la relation client (et avec elle la capture de la donnée, de la connaissance client et d’une partie de la marge) est bien réel. Ces partenariats présentent également le risque d’une dépendance accrue vis-à-vis d’un nombre restreint d’acteurs auprès desquels s’imposera la nécessité d’acheter de la visibilité, comme le référencement vocal. Enfin, ces alliances peuvent potentiellement donner aux géants du web l’accès à une ressource précieuse qui leur fait défaut : un parc de magasins à exploiter comme base logistique pour leurs services de livraison.

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